Le Wegovy, le « clone » de l’Ozempic, sera officiellement disponible en Belgique à partir du 1er juillet. Certains patients initiés avaient toutefois déjà pu s’en procurer via le répartiteur pharmaceutique danois Abacus Medicine, qui importait des stocks négociés dans d’autres pays.
Nous sommes heureux de la commercialisation de celui-ci, néanmoins nous déplorons que Novo Nordisk n’ait pas introduit de demande de remboursement pour ce traitement en Belgique.
L’ozempic « la piqure miracle » détournée arrive donc sous un autre nom le wegovy avec une autorisation de mise sur le marché exclusive « obésité »et Miracle a présent ce traitement n’est donc plus détourné….
Un peu confus tout cela pour le patient accentué par les informations anxiogènes sur le traitement accentué par de nombreuses fausses informations qui circulent dans les médias, y compris dans les plus sérieux. D’une part sur la dangerosité mais également sur la différence entre les deux produits.
On entend régulièrement sur le wegovy :
« C’est plus fortement dosé »,
« L’ozempic amélioré Spécialement conçu pour l’obésité »,
« Plus efficace que l’Ozempic ».« Traitement avec de graves effets secondaires »
Essayons de rétablir la balance avec la bonne inforation.
le Wegovy est une réplique exacte de l’Ozempic, contenant le même principe actif, le sémaglutide, à la même concentration. La seule différence ? Le dosage maximum autorisé.
Une même molécule, deux indications
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L’Ozempic, utilisé pour le traitement du diabète de type 2, agit principalement sur la glycémie. Pour éviter tout risque d’hypoglycémie, la dose maximale autorisée est de 1 mg/semaine MAX
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Le Wegovy, prescrit dans le cadre de l’obésité, agit différemment : il n’a pas pour objectif de stimuler le pancréas, mais d’agir sur la satiété et le métabolisme. Il peut donc être administré jusqu’à 2,4 mg/semaine, sans risque d’hypoglycémie.

Des enseignements à tirer de l’usage d’Ozempic durant 2 ans chez les patients obèses
Durant la période où le Wegovy n’était pas encore accessible en Belgique, de nombreux patients obèses se sont tournés vers l’Ozempic. Plusieurs constats sont donnés :
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Les personnes obèses sans diabète de type 2, même à des doses inférieures à celles recommandées pour l’obésité (1 mg/semaine VS 2.4 mg ), ont observé une perte de poids significative proche de celle du wegovy, à condition d’un réel engagement dans le traitement.
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Les patients diabétiques de type 2, quant à eux, perdent souvent moins voire pas de poids, le traitement agissant surtout sur leur équilibre glycémique
Ces observations renforcent un message essentiel :
« Plus on intervient précocement, avant le développement du diabète et avant que l’organisme n’entre en résistance, plus les chances de succès sont grandes d’enrayer l’obésité »
Une seule maladie, deux visages
Les chiffres sont clairs : 80 à 90 % des diabètes de type 2 sont déclenchés à cause de l’excès de poids. Ce que cela signifie ? Qu’il s’agit d’une même maladie, avec une origine commune et des mécanismes biologiques et métaboliques similaires : insuline et glycémie perturbées, résistance à la perte de poids, inflammation chronique, etc.
Il est donc logique et cohérent que les traitements soient les mêmes. Pourtant, dans l’imaginaire collectif, l’obésité reste encore trop souvent perçue comme un simple choix de vie, une conséquence d’un manque de volonté.
Heureusement, les mentalités évoluent, grâce à une meilleure information et à des campagnes éducatives.
Mais ce qui est inacceptable, c’est que le monde médical et politique soit encore majoritairement aligné avec cette vision archaïque.
Pour les pouvoirs publics et pour beaucoup de personnes les « VRAIS Malades » sont les diabétiques, eux ont droit a la reconnaissance des personnes comme victime d’une maladie et a la prise en charge, mais pas les personnes en situation d’obésité.
Un retard structurel problématique
Depuis des décennies, la formation médicale ignore l’obésité comme pathologie chronique. Il n’existe aucune spécialisation, aucun programme structuré hors chirurgie bariatrique, et aucun parcours de soins cohérent.
Conséquence : une errance médicale pour les patients, même après chirurgie, notamment en cas de reprise de poids.
Des médicaments existent, mais sans cursus d’accompagnement ni suivi adapté.
Quid du prix ?
Se nourrir ou payer son traitement ?

Voilà a quoi ressemble le frigo du malade de l’obésité quand ont doit payer un traitement qui peu représenter jusqu’à un tiers des revenus ( selon les pays et le dosage ) soit le plafond habituel pour le payement d’un loyer.
Les mauvaises langues diront :
» c’est un gain sur le budget nourriture que de prendre des GLP1″
⚠️hors ce traiter ce n’est pas » ne plus manger » mais MIEUX manger…
C’est une pointe d’humour ici mais aussi une réalité. Le coût du traitement est un frein a la prise en charge de la maladie, et également au traitement de longue durée ( certains peuvent se permettre des « sacrifices » sur 3 ou 6 mois max).
Une réponse des patients : MEDSLIM
Allions nos forces : patients et soignants
Pour offrir une prise en charge sûre, encadrée et efficace, il est impératif d’unir nos forces. Médecins et patients doivent collaborer activement autour des nouveaux traitements, en particulier les agonistes GLP-1.
C’est pourquoi nous avons conçu un programme centré sur les besoins réels du patient, fruit d’une analyse approfondie et d’une vision issue du vécu :
👉 MedSlim.be accompagne et forme les patients sous traitement GLP-1 a l’amélioration de leur qualité de vie avec leur maladie chronique, l’obésié.
👉 Le programme est pensé par des patients experts, en collaboration externe avec les professionnels de santé.
Pourquoi en externe ? Parce qu’un projet initié par les patients reste encore difficile à présenter, promouvoir ou faire reconnaître. Et pourtant, sans cohésion entre les acteurs, rien ne pourra évoluer.
Le mot de Pascale B
Une expertise précieuse à valoriser
Les associations de patients ont tant à offrir : leur expertise du terrain, leur compréhension fine des besoins, et leur motivation à faire changer les dogmes établis sur la prise en charge de l’obésité.
Ouvrons les portes vers un mise en commun des expériences et des besoins.
Pascale B – Miss 100 kilos sur les réseaux
Patiente experte GLP1
Personnes sont sous GLP1 en France – 2025 (source ANSM)

Notre projet vise a optimiser la prise en charge de l’obésité grâce aux médicaments GLP-1, combinant innovation médicale et accompagnement personnalisé.